Plongez dans mon univers
Les buzz se suivent sur le Net. Après Google Wave [en] (quoi, vous n’avez pas d’invitation ?), voici Mozilla Raindrop [en].
Plusieurs geeks ont déjà fait une présentation sur logiciel. En deux mots, Raindrop est une sorte d’aggrégateur universel, capable de récupérer les flux d’informations en provenance de toutes sortes de services (mail avec IMAP, Twitter, RSS, demain d’autres pour Flickr ou Google Wave, tiens !) pour les collecter sur votre ordinateur. Il permet donc de garder une trace des informations publiées un peu partout sur le Net (fini les données qui disparaissent avec la fin du service) et améliore le contrôle de l’utilisateur sur les informations.
À ce titre, Raindrop s’inscrit bien dans la politique de Mozilla, bidouillabilité et préservation de la vie privée [fr].
D’une certaine façon, Raindrop est l’exact opposé de Wave :
D’ailleurs pendant la —longue— rédaction de cet article, Techno-Science [fr] a publié une news reprenant la même argumentation.
Beaucoup de gens voient Google Wave comme le vecteur d’une nouvelle façon de former. Je me suis donc également demandé ce que Raindrop pourrait apporter au monde de l’éducation, notamment au regard des travaux menés actuellement pour donner un successeur à SCORM [fr].
Actuellement, le LMS est le lieu où l’apprenant doit aller pour lancer sa formation. Du coup, c’est aussi son tableau de bord. Toutefois, ce modèle échoue dans certains contextes: par exemple, si la formation inclue d’autres sites ou services que le LMS, le suivi de ces sites échappe complètement au LMS. Pour l’apprenant, cela veut dire gérer lui-même les différents suivis.
Avec SCORM 2.0, ce phénomène va encore être amplifié. Grâce à l’architecture basée sur des services web, le LMS va pouvoir gérer cette diversité… à condition d’être au courant des différentes formations que suit l’apprenant ! Imaginons par exemple qu’une entreprise paye 2 formations à un de ses employés, chez 2 organismes de formations différents. Aucun des 2 LMS des organismes ne sera informés de l’existence de l’autre.
Raindrop peut apporter ici une réponse intéressante, en permettant à l’entreprise ou directement à l’apprenant de fusionner les remontées d’informations des 2 LMS.
En temps de collecteur d’informations personnelles, Raindrop pourrait garder la trace des participations d’un apprenant lors des formations.
Actuellement les données collectées sur un apprenant sont stockées dans le LMS de l’entreprise ou du prestataire. Que se passe-t-il si l’apprenant change d’entreprise ou que le prestataire fait faillite ? L’information disparaît, à part l’attestation de formation éventuelle, délivrée sous forme papier ou PDF. Raindrop permet un stockage de l’information tout au long de la vie, qui suit l’apprenant, car il en est le gardien.
Avec les bonnes extensions, Raindrop pourrait également récupérer l’information collectée au cours de la formation, directement auprès du SCO ou auprès du LMS, par l’intermédiaire d’un service web.
Sans aller jusqu’à permettre aux SCO d’utiliser directement l’information issue de Raindrop plutôt que celle du LMS, car cela poserait des problèmes (Comment les managers du LMS sauraient-ils où en sont les apprenants si l’information n’est pas stockée au niveau du LMS ? Comment s’assurer que les données n’aient été altérées par l’apprenant ?), on peut aussi imaginer un service de recommandation pour de nouvelles formations à partir des données de Raindrop.